Le souffle du vent [finie]

LADY OSCAR / LA ROSE DE VERSAILLES Les fanfictions Les érotiques Le souffle du vent [finie]

3 sujets de 1 à 3 (sur un total de 3)
  • Auteur
    Messages
  • #993
    Lénie
    Modérateur
    @lenie

    Voici une courte vignette que j’ai écrite il y a environ douze ans. Elle n’est pas franchement érotique, sensuelle tout au plus. J’espère qu’elle vous plaira ;) 

    Bonne lecture !

     

    Depuis qu’Oscar s’était rendue à Trianon pour visiter Marie-Antoinette, elle avait adopté une habitude qui avait quelque peu surpris André. Elle s’allongeait dans l’herbe, des heures durant, fixant les étoiles sans les voir. Certes, elle agissait ainsi étant enfant ou adolescente, mais cette attitude lui était passée avec le temps. Voilà qu’elle revenait.

    Intrigué, il l’avait observée.

    La jeune femme ne s’était pas aperçue de sa présence tant elle était transportée en un ailleurs ignoré de tous. Les yeux mis-clos, elle savourait le vent. Humant son parfum printanier jusqu’à s’en enivrer,  elle s’abandonnait à son souffle caressant, le laissant batifoler dans la soie blonde de ses cheveux, faire étape sur ses lèvres entrouvertes de plaisir, dessiner amoureusement les contours de son visage, s’enhardir à parcourir chaque parcelle de son corps jusqu’à l’envelopper d’une immense caresse bienfaisante. Le mouvement de son âme s’harmonisant avec le doux bruissement des feuilles, les pensées et le cœur de la jeune femme faisaient silence pour la plongées dans une rêverie éveillée, sans contour ni rêve précis, seules les caresses du vent, la tendre berceuse continue des feuilles alanguies, lui procurait un sentiment inconnu jusqu’à lors : celui d’être et de ressentir. Simplement.  Sans autre activité ou obligation. Dans ces moments-là, la jeune femme de se quitter elle-même pour n’appartenir qu’au vent.

    La curiosité passée, André avait tenté de se joindre à elle. Elle ne l’avait pas entendue. Elle n’avait pas réagi lorsqu’il avait osé effleurer sa main. Elle s’était contentée d’un sourire tendre, éprouvant ce geste comme une caresse quelque peu hardie du vent. De dépit, il s’était levé et était reparti, poings et mâchoires serrées de jalousie. Il préférait encore lorsqu’elle rêvait de Fersen. Contre un être de chair et de sang, on peut agir, réagir, se battre, mais que peut-on contre le vent !!!

    Que pouvait-il y faire si Oscar soignait les plaies de son cœur en s’abandonnant au vent ?!

    Il pesta des jours et des nuits. Contre lui-même, contre la vie, contre Oscar, contre Fersen, contre le vent. Pour s’apercevoir que toute révolte était inutile. Mieux valait capituler en s’abandonnant également au pouvoir du vent.

    Chaque soir qu’Oscar passait en compagnie du vent, il allait se placer un peu plus loin en contrebas, se laissant emporter lui aussi par cet élément qui peu de temps auparavant avait eu la chance inouïe de caresser Oscar de son souffle. Lorsque le vent le parcourait lentement, il savourait la douceur des cheveux d’Oscar, la chaleur de ses lèvres, l’harmonie des contours de son visage, de chacune de ses courbes. Le vent devenait alors son allié, son intermédiaire, celui qui lui donnait accès à ce corps interdit qu’était Oscar. Il souriait de la même béatitude tendre que la jeune femme, arpentant grâce au vent un ailleurs où son amour ne se fracasserait pas contre les classes sociales, où le cœur d’Oscar répondrait au sien. Son âme se laissait alors bercée par la douce félicité de l’amour heureux…

    FIN

    • Ce sujet a été modifié le il y a 2 mois par Lénie.
    #997
    Marina de Girodelle
    Senior Moderator
    @marina-de-girodelle

    Très joli!

    ~ Un soleil se couche, un autre se lève et ce qui fleurit aujourd'hui périra demain. Tout n'est que vanité!

    #1002
    Lénie
    Modérateur
    @lenie

    Merci :rose:

3 sujets de 1 à 3 (sur un total de 3)
  • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.